Partager l'article ! 28 juillet - Thingvellir et la péninsule de Snaefellsnes: Jour 2 : temps très variable (pluie, ciel chargé et beaucoup de vent), température ...
Jour 2 : temps très variable (pluie, ciel chargé et beaucoup de vent), température de 6 à 13°C dans la journée.
Il a plu et il a venté toute la nuit : le beau temps en Islande, ça ne dure jamais très longtemps... par contre le vent, c'est une autre histoire ...
Nous commençons la matinée par la visite de la faille de Thingvellir, visible depuis le camping qui la borde, et que nous n'avons pas pu voir hier en fin d'après-midi (la faute au BSI, car sinon
en terme de temps depuis Reykjavik, ou la péninsule, c'est vraiment jouable). On ne va pas tarder à le regretter car arrivés sur place, nous sommes interpellés par le flot de touristes présents
en ce début de matinée (bus, visites guidées, parking rempli). Et malgré la beauté du lieu, ça casse un peu l'ambiance, et c'est vraiment désagréable tous ces appareils photo ambulants qui
déguènent en même temps....
Nous décidons de ne pas trop traîner et de poursuivre notre route en direction de Borganes via la route 52 (trés caillouteuse). On traverse notre première zone semi-désertique d'Islande, entre montagnes, volcans et lacs : époustouflant.
Puis nous rejoingnons la route 1 pour arriver à Borganes (pause déjeuner à l'église Borg, sympa mais anecdotique) et partir en direction de la péninsule de Snaefellsnes. Les paysages
alternent entre cendres, verdure, vallées et fermes.
Nous continuons notre périple en longeant la côte sud de la péninsule (route 54) en direction de Ytri tunga, lieu réputé pour être un spot d'observation de colonies de phoques. Arrivés sur le
site, beaucoup de voitures sont déjà présentes. Nous allons sur le bord de mer et observons que ce spot n'est plus ce qu'il était car les phoques ont disparu... Puis, à plus d'une centaine de
mètres, on réussit quand même à distinguer 4 phoques qui se prélassent au soleil. Une personne qui était déjà venue sur le lieu des années auparavant nous explique que la forte fréquention du
site et le zèle de certains touristes à vouloir s'approcher trop près des phoques, les poussent à déserter le site pour ne plus être dérangés. On en a la preuve ce jour-là, car des personnes se
trouvent à moins de 2 mètres des phoques pour faire des photos souvenirs, et les font s'enfuir ! On écourte notre balade en espérant se rattraper sur la péninsule de Vatnsnes, autre grand spot
d'observation de phoques, pour partir vers Arnastrapi, petit port de pêche du sud de la péninsule. Toujours beaucoup de personnes sur le site et notamment des personnes que nous suivont depuis la
veille !
Sur la route du sud de la péninsule, nous découvrons un des animaux emblématiques du pays qui est la sterne arctique, et qui a pour spécificité de nidifier au sol. De nombreux panneaux routiers
nous indiquent de rouler au pas pour ne pas les heurter au vol, car elles ont une sacrée manie de passer au ras de la route et de la voiture en poussant des cris stridents pour protéger les
nids présents dans les champs voisins. C'est tout un spectacle !
Nous continuons notre bonhomme de chemin et décidons de nous arrêter à Budir, petite église de bois noir qui donne sur un champ de lave et sur le front de mer avec des plages de sable rouge,
littéralement perdue au milieu de nulle part (à l'exception de cet hôtel en contre bas et visible en arrivant du chemin). L'arrêt vaut vraiment le coup, et c'est un de nos coups de coeur du
voyage, le lieu est magique, non loin du glacier qui par beau temps doit être visible.
Après cette superbe pause, nous reprenons la route et nous arrêtons dans les environs de Dritvik, situé dans le Parc National du Snaefellsjökull, où nous faisons une balade d'une heure au départ
de Djupalonssandur (ce site est accessible en voiture et possède un parking). La marche est facile, le sentier balisé et régulièrement pratiqué. Le lieu est formidable et très divers (plage
de sable noir, champs de lave, prairies fleuries) et connue pour ses nombreuses histoires de pêcheurs.
C'est ici que nous avons d'ailleurs rencontré pour la première fois des moutons islandais ! Ce sont bel et bien des bêtes curieuses, toujours l'herbe à la bouche, et bien du coin avec leur
fourrure qui fait office de moumoute frisée !
Notre marche s'arrêtera jusqu'à une cabane de pêcheur abandonnée d'un orange vif, perdue entre mer et montagne, autrefois réputée pour être le départ d'une zone de pêche abondante en poisson.
Nous sommes tout proche du glacier qui cette fois sort de la brume pour notre grand bonheur et se révèle à nous dans ce paysage sauvage.

De retour au point de départ de la balade (Djupalonssandur), nous apprenons que ce lieu est également connu pour sa plage, où se trouve une épave de baleinier disloqué en petits morceaux sur le sable, et qui s'est échoué il y a bien longtemps vu l'état des débris... Dans ce même lieu existe une série de pierre plus ou moins grosse qui selon la légende, permettait de tester la force de chaque matelot et qui conditionnait son embarquation ou pas sur un navire.
Enfin, nous partons en direction du camping car il se fait tard, et il nous reste de la route à faire pour atteindre Stikkisholmur, point de départ en bateau pour rejoindre les Fjord de l'Ouest. Nous arrivons tard au camping sous la pluie et le vent, et le montage de tente s'avère tout de suite beaucoup plus laborieux que la veille, avec un repas cuisiné sous l'abside (pas bien....) à cause du temps et non sans soucis ! Vive la popotte en camping !!
Notre sentiment est que la Péninsule de Snaefellsnes est une région magnifique et très diversifiée qui mérite vraiment que l'on prenne le temps de la traverser. Comme c'était notre premier voyage en Islande, nous avions du mal à évaluer les distances et nous avons dû faire des choix de parcours. Faire la Péninsule en 1 jour, c'est possible, mais regrettable. De nombreuses balades dans le Parc National sont possibles, près du glacier et la côte sud de la Péninsule est superbe: un jour de plus pour en profiter n'aurait pas été de trop !
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